Marivaux au Château de Duillier

Dès le 7 août 2014, Le Carlaton vous propose pas une mais… deux pièces de Marivaux ! Les Acteurs de bonne foi et L’Héritier de village sont les comédies choisies par la troupe.

Biographie de Marivaux
Pierre Carlet de Marivaux appelé plus communément Marivaux est baptisé le 8 février 1688 à Paris. Il fait des études de droit et obtient sa licence mais n’exercera jamais. Il fut journaliste, romancier, mais c’est surtout un auteur dramatique qui observait lucidement le monde en pleine évolution. En 1720 il est ruiné par une banqueroute, en 1723 il perd son épouse et doit alors écrire pour vivre et élever sa fille. Il décrit avec humour les multiples aspects d’une société cloisonnée et hiérarchisée et les travers de ses contemporains. Il exploite les ressorts du mensonge et des jeux de masques entre les personnages. Il meurt à Paris le 12 février 1763.

Nous avons choisi deux pièces en un acte, qui seront jouées dans deux endroits différents du château.

L’Héritier de village (1725) sera joué en premier dans un ancien silo. Un paysan pense avoir hérité une grande fortune. Le comique naît dans la parodie de ces gens qui ont trop vite essayé de prendre de grandes allures et qui n’en ont tiré que du ridicule. Tenter de jouer des personnages que nous ne sommes pas est à la fois grotesque et pitoyable. Il rit aussi de la petitesse et la médiocrité des nobles présents. Il caricature ainsi la puissance de la bourgeoisie et la valeur de l’argent.

Après un entracte, nous nous transporterons dans un grenier du château pour voir Les acteurs de bonne foi (1757). Madame Hamelin veuve richissime consent à marier son neveu à une jeune fille de province peu fortunée. Elle exige qu’une représentation théâtrale se déroule chez Madame Argante. Elle doit être interprétée par les valets. Deux des comédiens improvisés vont accepter la fiction tandis que les deux autres en seront dupes sous l’effet de la jalousie. Théâtre et réalité, amour et désamour, jeux de pouvoir. Ladite bonne foi se trouve à l’origine de la confusion entre fiction et réalité.